Informations sur le pays

Les forces du marché turc

  • Un grand marché de plus de 75 millions d’habitants à fort potentiel, ouvert aux produits et services étrangers
  • Un marché local demandeur de savoir-faire et de technologies
  • Une main d’œuvre qualifiée, jeune et flexible
  • Un dynamısme démographique et une population jeune et dynamique
  • Une classe moyenne consommatrice qui se développe
  • Une occidentalisation prononcée des goûts et habitudes de consommation : très sensible aux effets de mode et friande de nouveautés technologiques
  • Une présence forte de la langue française avec 10 lycées bilingues (Istanbul, Ankara et Izmir) et l’université publique francophone de Galatasaray à Istanbul
  • La capacité d’adaptation des turcs et leur réactivité face à un environnement difficile
  • Un tissu de PME dense et diversifié et un entreprenariat dynamique
  • Des outils modernes de production dans de nombreux secteurs
  • L’existence d’une Union Douanière depuis 1996 (qui exclut les produits agricoles non transformés et les services) qui favorise les échanges commerciaux turco européens
  • Une situation géographique privilégiée : excellente plateforme de réexportation / attractivité du marché turc
  • Une convergence économique avec l’Europe
  • Fortes similitudes avec les systèmes de droit appliqués dans l’UE: droit des obligations (modèle suisse), droit des sociétés (modèle allemand), nouveau code du commerce
  • Un important potentiel touristique
  • Des finances publiques en partie assainies et un secteur bancaire restructuré

Ses faiblesses

  • Besoin de financement extérieur (déficit courant) élevé, rendant le pays dépendant des capitaux étrangers
  • Endettement extérieur des entreprises qui accroît leur exposition au risque de change
  • Incertitudes sur les taux de change (dépréciation / appréciation liée à la conjoncture économique et financière et à des retraits de capitaux étrangers)
  • Infrastructures victimes de nombreux goulets d’étranglement
  • Forte dépendance des importations d’hydrocarbures
  • Un secteur informel difficile à résorber • Des réformes structurelles inachevées
  • Politique: Antagonisme entre gouvernement et forces kémalistes (laïcs) et tensions dans le sud-est anatolien (question kurde) et aux frontières sud (Syrie, Irak)
  • Faible perspective d’avancée des négociations avec l’UE, notamment en raison de la question chypriote
  • Pesanteurs de l’appareil bureaucratique
  • Problème de la contrefaçon de marques et de brevets en raison des lacunes de la législation et de l’importance de l’économie souterraine
  • Problèmes récurrents de marchandises bloquées en douanes en raison de procédures administratives lourdes et complexes.
  • Règlementations contraignantes et taxes très élevées à l’importation pour certains produits (agro-alimentaires)
  • Non reconnaissance de labels de certification internationalement admis, exigence de certificats sanitaires et contrôles supplémentaires effectués par des laboratoires turcs sur certains produits importés
  • Image de la France en souffrance (position de la France sur l’adhésion de la Turquie à l’UE, question arménienne)

Quelques conseils

  • A prévoir : budgets pour la traduction en turc du contenu de votre plaquette commerciale, pour des cadeaux souvenir à vos interlocuteurs turcs, pour la location d’un véhicule avec chauffeur et pour un interprète + apprentissage de quelques mots en turc.
  • Le marché turc fonctionne par réseaux : Travailler seul sur ce marché, sans intermédiaire local ou personnel turc, est généralement difficile. « Les relations sont le pouvoir » en Turquie et non le savoir.
  • Lors des entretiens, se laisser guider par son hôte et son hospitalité et éviter d’aborder les sujets délicats ou passionnels, ce qui pourrait générer des malentendus et nuire aux relations commerciales.
  • Bien pratiquer l’anglais, soigner son apparence, présenter des projets chiffrés et concrets, avoir une certaine expérience, ne pas tergiverser, être proréactif – la notion du temps en Turquie n’est pas la même qu’en France -, savoir s’adapter à la demande locale qui peut évoluer rapidement, etc. sont les fondamentaux de base pour ne pas échouer. Se tenir informé des évolutions dans un pays où tout avance plus/trop vite.
  • Il est conseillé de formaliser les pourparlers par écrit afin d’éviter les incompréhensions.
  • Garder un contact personnel quasi permanent avec son partenaire, son distributeur, son agent, son client : la dimension affective est très importante en Turquie dans les relations d’affaires. Le contact personnel et individuel et la relation de confiance sont une base indispensable. De bonnes relations avec un partenaire turc ne peuvent fonctionner que par contacts oraux réguliers et ne doivent en aucun cas se limiter à de simples échanges épistolaires. Ne pas hésiter à effectuer des visites régulières sur place et à inviter son partenaire turc en France.
  • Les Turcs prennent tout à cœur et personnellement. Mais ils évitent habituellement la confrontation? sont moins directs (que le Français) et peuvent prendre rapidement des décisions.

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