Lundi 18 février 2019 :

Premier jour, réveil 4h30, départ de Lille à 5h30 pour un vol à 10h26 depuis Bruxelles vers Cancun. Tout est prêt, les sacoches contenant l’ensemble de nos affaires sont remplies, pesées et entourées de cellophane. Nos vélos sont repliés et attachés sur le coffre de la voiture. Les répétitions de la veille nous permettent de partir sans stress.

Un léger doute s’empare de nous lorsque la radio belge nous annonce que nous devons compter une bonne quarantaine de minutes supplémentaires avant d’atteindre le terminal, ou plutôt la jetée pour respecter le terme wallon. Finalement nous atteignons l’aéroport dans les temps et passons la douane ainsi que les guichets pour bagages hors dimensions sans soucis.

Par une coïncidence inouïe, nous rencontrons, dans la file de l’embarquement, deux jeunes français, Xavier et Julie prenant la direction du Mexique avec les même objectifs que nous : atteindre le Canada et les grands lacs à vélo ! Nous prenons directement rendez-vous à l’atterrissage pour en savoir plus sur les plans de chacun.

Le vol s’avère être bien plus éprouvant que prévu. Alexandre, accompagné par deux enfants sur sa rangée, aura l’honneur d’être l’arbitre des combats à répétitions entre ces deux piles électriques. Edouard est quand à lui obligé d’appuyer sa tête sur le siège de devant pour ne pas être compressé entre deux passagères. Elles n’hésitent pas à tester si le dossier n’est pas plus agréable chez leur voisin commun. Heureusement, une fois l’Atlantique en partie traversé, un spectacle magnifique s’offre à nos yeux ayant du mal à rester ouverts. Nous survolons les Caraïbes puis Cuba dans un ciel bleu et dégagé :

Atterrissage à l’heure à 15h50 sur le tarmac de l’aéroport de Cancun après une série de boucles dans les airs réalisées par le pilote en attendant que notre tour arrive. Une opportunité pour nous de découvrir en avant première ce qui nous attend autour de Cancun. Descendus de l’avion, nous partons immédiatement à la recherche de nos bagages et vélos. Recherche facilitée par l’alarme du tapis roulant qui se mit à sonner à tue-tête. La cause ? Nos cartons n’ayant pas réussi à passer le premier virage d’entrée dans le hall. La pression monte rapidement au sein des 300 voyageurs avant que Xavier nous fasse comprendre la situation. La douane passée, il est maintenant temps de remonter les vélos, de trouver de l’eau potable et de se lancer à l’assaut des 20 premiers kilomètres jusqu’à l’auberge.

Véritable attraction pour les mexicains, la préparation de nos deux roues nous prendra plus d’une heure et demie. Edouard en profite pour retrouver ses automatismes en espagnols en s’entretenant rapidement avec tous les curieux qui osent s’approcher d’un peu plus près.

Dès notre passage de la dernière porte, le cadre est posé. Ciel menaçant, trafic chargé, route empoussiérée. L’achat des trois bouteilles d’Evian, dernière touche française, marque le commencement de ce périple incroyable pour lequel nous nous sommes engagés.  

Nous prenons rapidement la mesure et nous frayons un chemin entre les personnes et voitures arrêtées le long de tous les axes routiers. La température étouffante associée à un taux d’humidité frôlant les 85% rendent l’acclimatation brusque et éprouvante. Deux frayeurs au niveau d’un carrefour nous obligent à vite intégrer le code de la route mexicain : feux placés après l’intersection, pas de priorité à celui qui est sur le rond point… En revanche, une fois ces règles bien comprises, les mexicains se montrent très respectueux et nous laissent volontiers de la place pour circuler.

A 19h, nous atteignons l’auberge en nage, presque 24h après notre lever. La dernière épreuve fut de trouver cet abri à peine éclairé. Derrière la grille de protection, nous découvrons quatre mexicains qui nous dévisagent avant de nous demander ce que nous voulons et d’où nous venons. “Estamos franceses” résonna comme un mot de passe. Les sourires apparurent sur les lèvres et la discussion commença.

Une fois les affaires détachées de nos montures, nous découvrons la chambre de 9 mètres carrés qui nous servira de refuge pendant les quatre prochaines nuits. Nous décidons de faire rentrer nos vélos dans la pièce le temps de prendre la température des lieux. Une seule idée nous occupe, dormir. Cependant il n’est que 20h et nous devons reprendre des forces ! Le Chester, restaurant se voulant italien, repéré sur Google Maps, sera notre premier test culinaire. Nous avons manqué de courage et d’originalité sur ce coup. Deux pizzas à 250 pesos chacunes auront raison de nous.

A notre retour, les mexicains s’indignent lorsqu’ils apprennent le restaurant que nous avons choisi et le prix payé. “50 pesos chacun maximum !” Nous prenons note pour nos prochaines tentatives et rejoignons notre chambre pour un repos bien mérité.

Mardi 19 :

Première matinée au Mexique. Malgré notre voyage éprouvant, notre horloge interne déclenche notre réveille très tôt. A 6h, nous nous mettons au travail avant un petit déjeuner dans une chaleur étouffante, mais nous devons nous adapter. L’organisation des prochains jours, la recherche des entrepreneurs et le tracé précis de notre itinéraire nous motivent. Cependant, l’estomac d’Alexandre a raison de cet engouement et nous pousse à partir à la recherche de notre premier tacos et d’eau potable en quantité. Nous nous rendons dans un des nombreux supermarchés OXXO et trouvons notre bonheur : bidon de 5L et tacos faits devant nos yeux.

L’après-midi démarre sur les chapeaux de roues, nous avons beaucoup à faire ! Notre itinéraire tracé et placé dans le temps avec précision ainsi que trois réponses d’entrepreneurs mettent un terme à cette session de recherche. Nous décidons de profiter des derniers rayons de soleil pour découvrir la ville de Cancun et pour prendre quelques clichés. Le marché principal semble être l’endroit parfait pour cela. La tranquillité et la discrétion voulues pour notre pause seront de courtes durée. A notre grande surprise, nous sommes les seuls touristes à une semaine du Spring Break de Cancun et ça se voit !

Chaque marchand, dont la plupart sont endormis sur leur chaise, se réveille en sursaut et utilise toute l’énergie qu’il vient de récupérer pour tenter de nous faire rentrer dans son enclos. Maracas, pièces en bois taillé, tequilla tout est là. Voyant que nous ne sommes pas réceptifs, ils décident rapidement de nous proposer d’autres produits beaucoup moins légaux. Il est temps de partir ! Une corona bien fraîche met un terme à cette première balade.

Nos propositions d’interviews ont été fructueuses ! Trois entrepreneurs nous ont répondu positivement et d’autres réponses sont encore en attente, la motivation est au rendez-vous.

Un mexicain toujours présent sur la terrasse commune et discutant avec le moindre passant, nous propose de venir manger avec lui le soir pour nous faire voir les vrais bons plans de la ville. Nous acceptons sans hésiter ! Après une petite demie-heure de discussion, nous décidons de le surnommer El Don Cabron pour son don de répéter ce mot “Cabron” à toute les sauces. Cet homme est un véritable showman, il réussit à négocier le prix de notre repas auprès de la serveuse en le réduisant presque de moitié ! Fier de lui, il décide de continuer son numéro en commandant la sauce la plus épicée de la maison. “Ne goûte pas !” conseille la serveuse à Edouard. El Don Cabron asperge tout son tacos de cette sauce rouge et mord à pleines dents. Sa tête change instantanément de couleur et ses yeux s’humidifient. Malgré les gouttes dégoulinant sur ses joues, il cherche la serveuse du regard, le sourire à la bouche, et en criant “Elle ne pique pas votre sauce !”. Il semblerait que la valeur d’un homme puisse être mesurée par sa capacité à supporter une sauce épicée. Nous sommes encore des débutants sur ce point.

Pour clore son spectacle, il nous propose de goûter un dessert, qui, selon lui, est le plus connu du Mexique : La Marquesitas. Une pâte feuilletée remplie de fromage hollandais pouvant être recouverte de nutella. Rien d’exceptionnel mais pour le moins original !

Rassasiés et fatigués, nous rentrons vite nous coucher pour reprendre des forces car le lendemain nous avons déjà notre première interview !

Mercredi 20 :

Nous nous réveillons rapidement et motivés ! Le travail pour lequel nous avons traversé l’Atlantique commence. Nous sortons les vélos de la chambre pour les préparer à leur première vraie sortie, sans les bagages cependant. 20 km nous séparent du lieu de rendez-vous. La densité de circulation se confirme lorsque nous sortons de la ville puis nous empruntons une longue route en ligne droite. A notre arrivée, nous devons passer le contrôle afin de rentrer dans une résidence privée de 200 hectares en pleine nature où les maisons se cachent derrière une épaisse verdure. Corinne nous accueille dans son enceinte qui comporte sa maison et les trois constructions qu’elle a aménagées en chambre d’hôte. Elle nous livre un témoignage enrichissant et nous apporte nos premières réponses aux questions avec lesquelles nous sommes partis de France. Son expérience de 25 ans dans ce pays, commencée en tant qu’instructeur de plongée puis à la tête de sa propre entreprise de plongée et enfin comme hôte est passionnante et racontée par une femme passionnée. Avant notre départ, elle nous présente sa dernière passion, les perroquets ! Elle héberge ces derniers chez elle après les avoir recueillis souvent en mauvaise santé. Toute la région la connaît désormais aussi pour cela.

Quelle rencontre ! Espérons qu’elles soient toutes aussi réussies.

Enthousiastes en repartant de ce premier rendez-vous, nous prenons quelques photos en pleine nature, entourés par ces couleurs que nous voulons capturer.

Le retour vers Cancun se fait rapidement sur nos vélos que nous avons désormais bien apprivoisés. Nous passons devant de nombreux garages proposant de réparer les systèmes de climatisation et nous comprenons pourquoi ! Heureusement, le vent créé par notre déplacement nous rafraichit assez pour tenir la distance. Il ne faut donc pas s’arrêter.

La fin de journée est calme et chargée en travail dans notre chambre. Seul un tacos vient perturber notre travail et sonner le glas de ce mercredi.

Jeudi 21 :

Corinne rencontrée la veille nous a également renseigné sur les lieux à voir proches de Cancun et plus loin sur notre trajet. Nous suivons ses conseils et partons en direction de Isla Blanca, une plage au nord de Cancun le long d’une presqu’île. Cette fois encore nous voyageons légers, ce qui nous permet d’atteindre notre objectif rapidement. Les dernières habitations de Cancun laissent ensuite place, sur une dizaine de kilomètres, à des hôtels & spa gigantesques. Pour la plupart encore en construction, ils proposent à vue de nez 300 chambres réparties sur 10 étages en moyenne. Heureusement la plage que nous visons se situe plus loin, pas encore desservie par ces routes à 6 voies. Un chemin de sable nous guide jusqu’à un petit restaurant à tacos avec quelques transats et parasols. Nous demandons aux vigiles de garder un oeil sur nos vélos et continuons à pieds jusqu’à un club de kitesurf isolé sur la pointe.

La présentation faite par la propriétaire des perroquets n’était pas mensongère ! Une plage de sable blanc s’étendant à perte de vue se présente devant nous. Nous décidons de nous arrêter sur une fine bande de sable bordée des deux côtés par l’océan. Quelques secondes plus tard nous voici dans l’eau.

Le moment est venu de tester notre drone ! Totalement novices en la matière, nous essayons tout de même de filmer des plans façon Ushuaia. Le résultat n’est pas si mal mais c’est surtout grâce à la performance des outils d’aujourd’hui.

Intrigués par toutes les voiles des kites surfs, nous voulons observer tout cela de plus près. Un espace marécageux permet aux pratiquants de se laisser glisser sur une eau parfaitement plate tout en profitant des risées qui passent au-dessus de la bande de sable et subsistent en hauteur.

Le petit cuisinier croisé à l’aller à côté de nos vélos est resté dans nos esprits, nous rejoignons son abri et commandons des Corona accompagnées d’enchiladas, un vrai goût de vacances…

Le retour nous fait bien ressentir les morsures du soleil sur notre peau. Malgré nos protections, nous savons que nous allons subir cette première exposition pendant quelques temps. Nous nous rendons une nouvelle fois sur la place, proche de l’auberge, pour manger une autre découverte. Les habitants du quartier s’y regroupent tous. Un spectacle de danse est même organisé et rend l’ambiance joviale. La fatigue et les restes du décalage horaire se font tout de même ressentir. Nous dégustons une dernière glace pour nous rafraîchir et savourer notre dernière soirée à Cancun.

Vendredi 22 :

Cette matinée est une vraie course contre la montre. Notre but ? Partir assez tôt pour limiter le temps d’exposition au soleil pendant les heures critiques. L’ensemble de nos affaires sont correctement réparties entre les sacoches et tout est fixé sur nos vélos. Premier vrai test sur longue distance, environ 80 km nous séparent de la Playa del Carmen, notre prochain point d’arrêt. Ayant retenu les leçons des jours passés, nous faisons l’effort de nous recouvrir intégralement sous peine de finir la journée sévèrement brûlés. Les résidents de l’auberge se retournent tous et nous lancent des regards interrogateurs et ébahis. Ils finissent par nous souhaiter bon courage pour notre journée qui s’annonce chaude, très chaude.

La première partie de notre route longe la presqu’île parallèle à la ville de Cancun. Malgré le détour de 15km pour voir cette partie, nous voulons passer par ce bout de terre pour y découvrir le Cancun touristique. Le résultat est là ! Des pelouses plus vertes que nature, des golfs géants, des hôtels blancs immaculés… Toute une mise en scène qui a l’avantage de vendre du rêve à ceux qui ne font que passer et qui ne sortent pas de ce périmètre idyllique. Chanceux comme nous sommes depuis le début du voyage, le vent est une nouvelle fois dans notre nez, nous ralentissant, c’est vrai, mais offrant aussi un léger rafraîchissement. Les panneaux annonçant toutes sortes d’animaux pouvant traverser la route, que ce soit crocodiles, serpents ou même félins entourent la chaussée. Nous arrivons rapidement à la fin de cette presqu’île et rejoignons la route longeant le littoral.

Cette seconde partie du trajet est une autre paire de manches. Le soleil au zénith, l’air rendu difficilement respirable par les nombreux véhicules et notre carapace protectrice vident nos réserves d’énergie. Nos réserves d’eau s’épuisent en un éclair au fur et à mesure des pauses faites tous les 10 km. Un arrêt pour recharger les batteries s’impose après 50km. Nous en profitons pour reprendre notre lucidité mise à rude épreuve. Ayant reçu confirmation par notre logeur pour notre point de chute à Playa del Carmen, la dernière partie semble beaucoup plus facile ! Il faut dire qu’une piscine nous est promise à l’arrivée. Les 30 derniers kilomètres défilent et nous franchissons la porte de notre second abris à 16h.

Une douche bien méritée et très agréable précède un repas cuisiné par Edouard : pâtes en quantité, saucisses et sauce tomate. Le commencement de la digestion est fatal, nous nous endormons presque sur nos chaises à la fin du repas. La baignade est repoussée au lendemain, il est temps de recharger les batteries.

Samedi 23 :

Lever en douceur, les jambes engourdies, une sensation de chaud déjà étouffante mais le sommeil fut lourd et réparateur. Dès le réveil, une seule idée nous obsède, la baignade ! Plus d’excuses pour ne pas se faire un avis sur cette piscine fraichement creusée au beau milieu de ces habitations encore en finition pour la plupart. Des centaines de demeures identiques se construisent dans le quartier, nous nous rendons compte de la transformation que subit Playa del Carmen. Ville qui s’agrandit la plus vite au monde.

L’eau fraîche a le don de nous donner l’énergie nécessaire pour attaquer ce samedi bien rempli. Nous nous répartissons les tâches et travaillons à la fois sur la mise en place de notre site internet avec les nouvelles informations récoltées mais aussi les photos.

Avant de prendre la direction du centre-ville pour interviewer les deux entrepreneurs que nous devons rencontrer, Edouard cuisine une salade rafraîchissante concoctée avec les produits locaux. Il est lui même surpris du résultat.

15h, nous remontons en selle à vide, avec juste de quoi prendre des notes et des photos. La légèreté de nos vélos nous motive et fait appraître un large sourire sur nos visages. Un quart d’heure nous suffit pour atteindre le point de rendez-vous. Nous flânons dans le marché bordant le remblai avant d’arriver à la porte de Maxime. Cet entrepreneur français, passionné de plongée sous-marine, de jonglerie, de poker et de boulangerie pâtisserie nous fait monter dans son appartement. On ne peut rêver mieux pour une interview en plein air. Placés sur le toit, nous entamons l’entretien avec le coucher de soleil et la vue sur l’Océan.

Maxime et sa copine québécoise, que nous avons aussi eu le plaisir de rencontrer, nous proposent de les accompagner pour la première représentation de jonglerie au Mexique. Nous nous dirigeons donc vers la plage où se tiennent déjà de multiples spectacles de danse et de musique. Dès que le bâton du français s’enflamme, les regards se tournent et un cercle se forme. Des applaudissements retentissent et le chapeau de Maxime se remplit à la fin des 5 minutes d’effort. Une première réussie !

Il est temps pour nous de récupérer nos vélos pour foncer vers le restaurant Coq Express où Mathias nous attend. Ce dernier a ouvert son restaurant 18 jours avant cet interview. Le thème ? Créer un petit coin de France à l’intérieur de Playa del Carmen. Des baguettes burger, croque monsieurs et croissants sont servis dans un espace bleu blanc rouge. Nous ne manquons pas de tester quelques plats de sa carte et nous avons la bonne surprise de recevoir une crêpe en dessert. De quoi faire une courte pause dans notre expatriation.

Dimanche 24 :

Dernier jour de cette première semaine, notre horloge interne semble enfin s’être réglée. Alexandre, plus adepte des matinées à rallonge est attendu par Edouard qui lui se lève avec le soleil. Nous décidons de calquer notre rythme sur celui de la veille. Cependant, avant notre bain, Edouard ressent le besoin de se dégourdir les jambes et part acheter un petit déjeuner. Petit déjeuner au lit… quelle chance pour son équipier qui n’a plus le choix et se doit d’ouvrir les yeux. Le bain a de nouveau un effet de boost, si seulement nous pouvions répliquer cela tout le long de notre périple !

Cette fois nous entamons l’étude et la synthèse des interviews que nous avons récoltées jusqu’ici ainsi que le téléchargement des photos. Nous ne voyons pas le temps passer et devons déjà préparer le repas et prendre le départ pour le sud de Playa del Carmen. Arianne, entrepreneuse québécoise nous a donné rendez-vous pour nous présenter son expérience au Mexique. Pays qu’elle a choisi pour s’enfuir du Québec, sa terre natale, pendant les hivers très froids. Étant à la fois guide touristique pour son compte et serveuse dans le bar “Los Tabernacos”, elle passe le relais au propriétaire de ce restaurant que nous interviewons ensuite. Philippe, aussi québécois, nous donne des détails sur son parcours et son restaurant puis nous propose de goûter à la poutine traditionnelle québécoise. Encore une fois, nous ne pouvons résister à la tentation, poussés par l’appétit d’ogre d’Alexandre.

Nous tentons ensuite de nous rendre sur les plages avant que la nuit soit complètement tombée mais nous ne trouvons pas d’accès qui ne soit pas noir de monde ou privé. Sur le chemin du retour, nous sommes interpellés par deux vendeurs placés derrière un comptoir aux couleurs de la France avec l’écriteau : “Francophones”. Ces derniers nous ont reconnu grâce à la publication de Corinne, la première entrepreneure que nous avons rencontrée, sur le groupe facebook des français au Mexique. Nous discutons des lieux incontournables de la région.

Nous regagnons ensuite notre logement pour préparer nos affaires car nous devons partir tôt le lendemain !  

2 comments on “Première semaine -L’acclimatation sans clim…

  1. C’est une super aventure Alexandre, profitez-en à fond. Nous suivons de loin, sous un ciel gris. Merci de partager ces moments precieux. Ca fait rever. Bon courage. EllenE

  2. Merci Ellen.
    Notre objectif est réussi si ces articles parviennent à envoyer quelques rayons de soleil vers la France.

    Alexandre & Edouard

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