C’est parti, 11 février 2018, le début de ce périple commence enfin !

Après tant d’efforts, des heures passées sur nos ordinateurs chauffés à bloc, des galères et de la joie jusqu’à l’embarquement à l’aéroport, nous voilà enfin arrivés à Buenos Aires, la Reina del Plata.

C’est plein d’énergie, d’enthousiasme et d’excitation que nous effectuons nos premiers pas dans cette immense capitale de plus de 15 millions d’habitants, sous 33 degrés et un ciel éternellement bleu.

Nous réalisons enfin le fruit de notre travail et prenons doucement conscience de la réalité qui nous attend ces prochains 6 mois. Notre bébé a grandi et il va bientôt enfin pouvoir commencer à pédaler.

Nous resterons 6 jours chez la famille d’Agostina, une famille argentine vivant dans un quartier résidentiel dans le Nord de Buenos Aires (Merci Corentin… #astuce). Nous découvrons une famille soudée, sportive, drôle et avant tout extrêmement généreuse.

Dès le premier jour, c’est ce mot qui nous revient sans cesse : générosité. Les câlins et accolades remplacent progressivement les poignées de mains dont nous avions tant l’habitude en France. L’espagnol et l’anglais (ou plutôt le spanglish et globish) prennent place, la nourriture typique à base de viande, de viande, de viande et… d’empanadas rempli nos estomacs. Il fait chaud, un peu trop, alors on boit mais surtout on mange, on mange, on mange et… normément. Nous voilà fin prêts pour débuter cette aventure et vivre au rythme argentin.

Les cartons des vélos sont déballés en moins d’1min30 après avoir mis plus de 2 jours à les emballer. Vélos remontés, il est temps pour nous de faire frotter pour la première fois nos pneus tous neufs sur le goudron argentin. Ça y est, nous pouvons enfin allumer le compteur et goûter au plaisir d’avaler nos premiers kilomètres.

Ces deux premiers jours seront dédiés à la découverte de la ville grâce à notre guide local, Agostina. Nous arrivons en plein cœur du carnaval de Buenos Aires (deux jours fériés), ce qui nous empêche de pouvoir directement rencontrer des entrepreneurs mais nous donne la chance de nous balader tranquillement en plein cœur de l’ambiance argentine au rythme de la musique, de la cervesa et du fernet (voir sur Google, c’est terrible…)

Première soirée, premier cours de reggaeton, cette fameuse danse que seuls les Français ne savent pas danser… Première soirée, premier échec donc, mais nous ne désespérons pas et nous comptons bien revenir avec un clip vidéo à notre retour. (Nous sommes ouverts à tous types de défis, voir crowdfunding). Agréable surprise pour les 3 fanfarons que nous sommes : l’humour français et argentin forment une symbiose aussi belle que l’arbre et son lichen et un état d’esprit détendu commun à nos deux cultures se propage sur la soirée.

Nous découvrons le lendemain un autre aspect de Buenos Aires en traversant la ville avec Agostina. L’entrée dans la capitale argentine nous donne à voir les inégalités de richesse flagrantes, omniprésentes dans ce pays. Le centre, avec ses buildings et ses immeubles à l’architecture d’influence européenne contraste avec les favelas aux toits de tôle situées de part et d’autres des autoroutes.

En tant que bon touristes, nous profitons de cette journée off pour faire une virée en bateau dans le Delta du Tigre. Loin de la pollution et du bruit de la capitale, nous voilà au cœur d’un havre de paix dans un cadre exotique et hors du temps. Au fil de l’eau, nous nous mettons chacun a rêver de notre future retraite à 55 ans dans les bras du Tigre et ses fameuses maisons traditionnelles construites sur pilotis.

Mercredi 14 février : nous rentrons dans le vif du sujet. Armés de nos montures, de nos magnifiques cuissards à bretelles et de notre matériel audiovisuel digne d’un film de Spielberg, nous partons à la rencontre de notre premier entrepreneur.

Nous découvrons enfin le plaisir du frottement du cuissards, de l’adrénaline, de l’odeur si délicieuse des gaz d’échappements des camioneros argentins. Après 1h30 de vélo, nous arrivons au bureau de Daniel, un brésilo-argentin ayant monté une résidence universitaire et un nouvel espace de coworking. Première interview, premier échec (on commence à s’habituer…) : nous réalisons à la fin de celle-ci que Daniel s’était éloigné du cadre pendant l’interview, ce qui donne un rendu visuel plutôt original, une interview de Corentin, seul face à la caméra.

Pas le temps de profiter, notre deuxième interview est à l’autre bout de la ville. Il faut donc déjeuner rapidement. Qui dit rapidement, dit manger local… dit Mc Donald’s. Nous trouvons un espace absolument magnifique au cœur de Buenos Aires, recensé par tous les plus grands guides touristiques, « Constitucion ». Nous ne sommes pas déçus, nous évitons de peu à une barre de fer (la barre de fer) sur notre tête et un échange de t-shirts Rocket Bike contre un maillot de foot Argentin. Nous partons en courant avec nos montures, sain et sauf en direction de notre deuxième entrepreneur.

Les routes quadrillées en blocs et parsemées de sens interdits nous “jouent détour” et nous font accumuler des retards pour tous nos rendez-vous. Nous arrivons enfin dans un espace de co-working où Pierre, fondateur de Fotosprint, nous accueille. Nous découvrons d’ailleurs par la même occasion que l’un des seuls endroits à Buenos Aires où l’on risque quelque chose est… Constitucion (bravo l’équipe).

Les jours qui suivent seront tous bookés par diverses interviews avec des histoires atypiques et passionnantes d’entrepreneurs français venus tenter de donner un sens à leur vie sur le continent sud-américain et respirer un nouvel air. En effet, pour un parisien en manque de verdure, à Buenos Aires, vous êtes servis : les arbres et grands parcs font partie intégrante du décor.

Nous rencontrerons Jean, un entrepreneur aux 150 vies (producteur de cinéma, réalisateur de pubs, propriétaire d’un salon de jazz…) et ayant ouvert en 2016 avec Antoine une boulangerie restaurant appelée « MERCI », en plein cœur d’un marché couvert.

Augustin est lui fondateur de « Gestorando », une plateforme en ligne permettant de faciliter les démarches administratives pour les « Monotributistas », une sorte de statut de freelance argentin. Vous pourrez bientôt jeter un œil à son interview qui apportera de nombreuses réponses aux problématiques soulevées par notre projet.

La communauté de français à Buenos Aires est très importante, néanmoins beaucoup d’entrepreneurs français ont l’air de se connaître… Le monde est petit ! Cette proximité nous permet d’obtenir de nouveaux rendez-vous. De fil en aiguille, nous rencontrons Benjamin, fondateur de « Greenbuilding4all », une start-up ayant pour but d’améliorer la performance durable de tous les bâtiments situés dans les pays en voie de développement (coûts, énergie, confort, eau, santé…). Enfin, le bouche-à-oreille nous mènera vers Florian et Baptiste qui ouvriront d’ici 2 semaines un café coworking dans le quartier de Palermo, le Café Flor.

Nos interviews à Buenos-Aires étant clôturées, nous repartons avec trois têtes et des cartes mémoires bien remplies ainsi qu’une connaissance de cette ville bien plus aboutie sur les aspects humain, culturel, politique, économique…

Dimanche 18 février, il est temps pour nous de prendre la route, la vraie, l’unique… La Route Nationale 7 qui nous mènera après plus de 1600km à Santiago. Place à l’aventure et à la rupture avec cette fameuse zone de confort qui nous plaisait pourtant pas mal dans nos lits bercés par la climatisation… Un énième merci à la famille d’Agos ne sera pas de trop ! Les sacoches sont prêtes, notre motivation est aussi gonflée que nos 6 chambres à air réunies, le savon de Marseille et le réchaud nous attendent avec impatience. Santiago, soyez prêts !

Let’s go !!!

Pour se coucher moins bête le soir : les Argentins adorent les chiens. Il y en absolument partout ! On a pu découvrir un métier encore peu connu en France, celui de dog walkers (promeneur de chiens) qui ont jusqu’à 15 chiens à la fois. En fait, peu de propriétaires de chiens promènent leur propre chien. C’est le job du dog walker. C’est un peu comme le père Noël et son traîneau mais avec 15 chiens différents.

3 comments on “Buenos Aires | Premiers jours

  1. Bravo pour ce beau départ ! On vous souhaite bon vent et bonne route !!
    Bon Papa et Bonne Maman et Deaisy qui attend son dogwalker ☺️✌️🐕🐶

  2. Quel périple ! Vous nous faites rêver, merci de nous faire partager votre aventure, c’est magnifique. Bravo 😊🍀

  3. Bravo et ça donne envie! Par contre votre idée de retraite à 55 ans me semble optimiste à moins de créer une belle « boîte » et de bien la revendre! En attendant bonne route!

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.